Cette étude estime l’empreinte carbone du tourisme mondial et en identifie les principaux moteurs, à l’aide d’un modèle entrées-sorties étendu à l’environnement. Entre 2009 et 2019, les émissions du tourisme ont augmenté de 3,5 % par année, soit deux fois plus vite que l’économie mondiale, pour atteindre 5,2 milliards de tonnes d’équivalent CO2 en 2019, ou 8,8 % des émissions mondiales de GES. Cette hausse s’explique par une demande touristique en forte croissance (3,8 % par année) que les gains d’efficacité technologique (0,3 % par année) ne parviennent pas à compenser. Les émissions sont aussi très inégalement réparties : vingt pays génèrent les trois quarts de l’empreinte mondiale, et l’écart des émissions touristiques par habitant entre pays riches et pays pauvres dépasse un facteur de 100. Pour respecter l’Accord de Paris, les auteurs estiment que les stratégies nationales de décarbonation devront fixer des seuils au volume de la demande touristique. Sun et al., 2024, Nature Communications
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